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enseigner la fluidité de lecture

Depuis quelques années, on affirme que la fluidité est une des composantes essentielles à enseigner pour assurer le développement des compétences à lire de nos petits lecteurs. « Oui, oui, j’enseigne la lecture dans ma classe ! », me dites-vous avec entrain. C’est vrai ! Mais la fluidité, comment l’enseignes-tu de manière spécifique ?

D’abord, qu’est-ce que la fluidité de lecture ?

La fluidité de lecture, c’est lire un texte avec rapidité, exactitude et expression. La rapidité réfère à la vitesse de lecture, soit le nombre de mots lus correctement par minute. L’exactitude réfère à une lecture sans commettre d’erreurs. Quant à l’expression, elle réfère à la prosodie, soit les variations de ton, de rythme et d’intonations de la voix.

Lire avec fluidité signifie que la charge cognitive n’est plus dirigée vers le décodage des mots. Les élèves qui lisent avec fluidité reconnaissent instantanément la plupart des mots tout en en comprenant à la fois le sens. Ils lisent alors avec plus d’aisance et de rapidité; ils peuvent ainsi diriger leur attention sur la compréhension du message.

Une bonne fluidité implique une certaine connaissance de langue écrite et orale. En effet, lorsqu’on parle, on constate différentes intonations dans la voix : celle-ci descend, monte ou prend une pause. Or, à l’écrit, ces mêmes intonations sont représentées par divers signes de ponctuation. La voix qui monte est représentée par la virgule et celle qui descend, par le point. Les intonations sont aussi régies par des règles syntaxiques. Par exemple, une courte pause est souvent faite entre le groupe sujet, le groupe prédicat et les divers groupes compléments dans la phrase.

Comment s’acquiert la fluidité de lecture ?

Selon le continuum du développement de la lecture chez les élèves de Giasson (2011), on peut observer chez un lecteur débutant une lecture hésitante, saccadée mot à mot, voire même syllabique. Les balbutiements de l’apprentissage de la lecture requièrent une charge cognitive importante pour décoder les mots. Plus l’élève maitrise les stratégies d’identification des mots, plus il décode les mots avec aisance. Et plus il voit fréquemment les mots, plus il est en mesure de les reconnaitre. Et plus l’élève reconnait globalement les mots, plus il cherchera à lire par groupe de mots. Selon ce continuum, la lecture de l’apprenant est de moins en moins hésitante et les pauses respectent davantage les normes écrites. La lecture par groupe de mots se raffine petit à petit, l’élève y met de plus en plus d’expression et recherche davantage le sens du texte à lire pour atteindre, enfin, une lecture pleinement fluide. Dans le même ordre d’idée, la vitesse de lecture augmente au fur et à mesure que l’élève reconnait globalement de plus en plus de mots.

Mais alors, pourquoi enseigner spécifiquement la fluidité de lecture ?

Un enseignement efficace et spécifique de la fluidité de lecture de la 2e à la 4e année du primaire favorise l’acquisition d’une lecture fluide chez la majorité des élèves, même ceux ayant été peu exposés à la lecture et ceux à risque de présenter des difficultés d’apprentissage. En conséquence, enseigner la fluidité de lecture favorise l’identification des élèves ayant des besoins d’interventions intensifiées (palier 2 et 3 du modèle RàI) et ceux susceptibles de présenter un trouble neurodéveloppemental affectant l’apprentissage de la lecture. Nonobstant le développement de la fluidité assez tôt au primaire, l’enseignement de la fluidité et l’exercice à la lecture orale par des théâtres de lecture, la lecture de nouvelles, etc. doivent être maintenus au-delà de la 4e année afin que les apprenants puissent parfaire leur compétence à lire de manière fluide.

 

Comment enseigne-t-on de manière spécifique la fluidité ?

La recherche met en évidence quatre stratégies d’enseignement efficaces pour enseigner la fluidité de lecture. Premièrement, un enseignement est dit efficace lorsqu’il est spécifique, systématique, offert à haute fréquence et explicite. Au sujet de l’enseignement explicite, la recherche a maintes fois montré les bénéfices de cette stratégie d’enseignement dans toutes les disciplines, dont la lecture (Bissonnette, Richard, Gauthier et Bouchard, 2010). Celle-ci comporte trois principales étapes : la modélisation, la pratique guidée et la pratique autonome. La rétroaction est une seconde stratégie d’enseignement hautement efficace. Il s’agit principalement d’informer l’élève sur ce qui peut l’aider à atteindre une lecture fluide. En troisième lieu, la lecture répétée, c’est-à-dire l’action de relire oralement plusieurs fois un même texte, a des effets bénéfiques sur le développement de la fluidité de lecture. Enfin, la motivation à lire favorise aussi l’apprentissage de la lecture, dont la fluidité. La motivation vient par le plaisir et la maitrise des habiletés à lire, soit par son sentiment de compétence et sa propre perception comme lecteur. La littérature jeunesse et le recours à divers jeux amplifient le plaisir de lire.

C’est bien beau toutes ces théories, mais enseigner la fluidité de lecture de manière spécifique nécessite du temps pour planifier et préparer le matériel, te diras-tu ? Le temps est une denrée si rare en enseignement… Peut-être aurais-tu besoin de temps pour lire et te former un peu afin de bien préparer ton enseignement ? Si une collègue engendre le pas avec toi, c’est merveilleux de planifier en équipe et de se partager les tâches ! Mais, peut-être es-tu seule ou isolée dans ton école ?

 

 

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« J’ai eu un coup de cœur pour ce programme clés en main qui m’a permis de bonifier mes pratiques. Les activités sont amusantes, diversifiées, faciles à mettre en place et demandent peu de matériel. Tous mes élèves ont augmenté leur vitesse de lecture et leur taux d’exactitude après l’expérimentation de ce programme de 4 semaines ! Que demander de mieux ? »

Gabrielle, enseignante de 2e année et orthopédagogue, école primaire St-Sauveur, CSSL

« Les enseignantes ont adoré les activités de fluidité. Elles n’avaient jamais enseigné la fluidité de cette façon ! Elles disent avoir elles-mêmes appris. Les élèves ont embarqué dans les activités, c’était divertissant !»

Vanessa, orthopédagogue au 2e et 3e cycle, école St-Jean-de-Brébeuf, CSSCV

« Chaque semaine, j’avais hâte de lire le nouveau chapitre et de découvrir la suite de l’histoire ! »

Nathan, 8 ans 

«J’ai appris à lire mieux: maintenant je sais quoi faire avec ma voix quand je rencontre un signe de ponctuation.»

Adèle, 8 ans

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Références

Bessette (2012) Programme d’activités pédagogiques pour améliorer la fluidité en lecture au 2e cycle du primaire. Mémoire inédit, Université du Québec à Montréal
Bessette, Dubé et Ouellet (2018) La fluidité en lecture au service de la compréhension chez des lecteurs de 4e année du primaire (CM1). Carrefour de l’éducation, 46(2) : 89-109
Bessette, Dubé et Ouellet (2019) Programmes d’activités pédagogiques pour développer la fluidité et la compréhension en lecture de la 2e à la 4e année du primaire
https://adel.uqam.ca/wp-content/uploads/2020/11/fluidite-et-comprehension_2019.pdf

Bissonnette, Richard, Gauthier et Bouchard (2010) Quelles sont les stratégies d’enseignement efficaces favorisant les apprentissages fondamentaux auprès des élèves en difficulté de niveau élémentaire ? Résultats d’une méga-analyse. Revue de recherche appliquée sur l’apprentissage, 3 : 1-35.

Boily (2011) Effets d’un programme de lecture orale répétée et assistée sur la fluidité de lecture d’élèves provenant d’une classe à large effectif au Burkina Faso. Mémoire inédit, Université du Québec à Montréal

Giasson (2011) La lecture : apprentissage et difficultés. Montréal : Gaétan Morin éditeur

Desrochers et Bonneau (2014) Epreuves de fluidité en lecture (p.15-17). Victoriaville, Qc : Université d’Ottawa et CSS des Bois-Francs

Desrochers, Laplante, Brodeur (2016) Le modèle de réponse à l’intervention et la prévention des difficultés d’apprentissage de la lecture au préscolaire et au primaire. dans Morin, Alamargot et Gonçalves (dir.) Perspectives actuelles sur l’apprentissage de la lecture et de l’écriture (p. 290-314). Sherbrooke, Qc : les éditions de l’Université de Sherbrooke

Falardeau et Gagné (2012). L’enseignement explicite des stratégies de lecture : des pratiques fondées par la recherche. Enjeux, 83, 91-120

Hattie et Timperley (2007) The Power of Feedback. Review of Educational Research, 77 (1), 81-112
Ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport (2011) Référentiel d’intervention en lecture pour les élèves de 10 à 15 ans. Québec, Qc : gouvernement du Québec

Réseau canadien de recherche sur le langage et l’alphabétisation (2009) Pour un enseignement efficace de la lecture et de l’écriture : une trousse d’intervention appuyée sur la recherche. Canada : Le réseau canadien de recherche sur le langage et l’alphabétisation

Sénécal (2016) Comment donner une rétroaction efficace aux étudiants
(https://www.profweb.ca/publications/articles/comment-donner-une-retroaction-efficace-aux-etudiants

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